l'eglise de hauteville

 

L'église de Hauteville-sur-Mer porte le nom très précis d'Église de la Vierge Marie en son Assomption.

Il ne subsiste que peu d'information concernant cet édifice avant le XXe siècle.

 

L'ancienne tour sur laquelle a été bâti le clocher actuel, date du XIIe. Sa construction ne laisse aucun doute sur son utilisation primitive comme refuge, observatoire et bâtiment de défense dans les périodes troublées, comme celle de Lingreville.

Cette ancienne  tour et son clocher à bâtière ont été remplacés en 1905 par le clocher actuel

Les deux triangles de maçonneries

Les deux triangles de maçonnerie à l'Est et à l'Ouest datent du XVIIe siècle et ont permis d'en faire un clocher à bâtière.

 

L'église a été entièrement refaite au XIXe. Les chapelles du transsept et le choeur ont été consacrés en 1875. La nef est achevée quelques années plus tard.

Menaçant ruine, la partie supérieure de la tour est détruite au début des années 1900 pour être surmontée du clocher actuel qui fut consacré en 1905.

 

Les vitraux

 

Les vitraux ornant les ouvertures de l'édifice sont à la gloire de la Vierge Marie, de Saint Pierre, de Saint Paul et des saints évangélisateurs. Ils sont l'oeuvre du maître verrier Gabriel Loire de Chartres.

Les vitraux du choeur à la gloire de la Vierge Marie : Nativité, Couronnement et Vierge au pied de la Croix.

 

Gabriel Loire, né à Pouancé (Maine et Loire) le 21 avril 1904, mort à Chartres (Eure-et-Loir) le 27 décembre 1996, est un maître-verrier lié au département de la Manche.

Il fait des études de commerce à Angers tout en suivant des cours à l'École des Beaux-Arts. Dès 1926, il travaille dans l'unique atelier de Chartres (Eure-et-Loir) ; l'atelier Lorin auquel il s'associe. Il prend son indépendance en 1936.

Interdit de faire du vitrail pendant 10 ans (clause de non concurrence), il aborde la céramique, la sculpture, la création de mobiliers, l'illustration, la mosaïque, .....

Il ouvre à Chartres un atelier en 1946 pour la réalisation de vitraux. Dans le contexte de reconstruction de l'après-guerre, cet atelier prend son plein essor.

Au début des années 1950, les vitraux de Gabriel Loire sont essentiellement destinés à des édifices religieux en France.

Aujourd'hui, les réalisations de Gabriel Loire brillent à travers le monde.

En 1970, il passe la main à son fils Jacques mais travaille toujours pour des projets de vitraux, mosaïques et peintures murales.

Vierge Marie et Saint Jean baptiste

L’église est sous l’invocation de la sainte Vierge, et dépendait de l’archidiaconé de la chrétienté et du doyenné de Cérences. Elle payait 40 livres de décime. Le patronage et la nomination à la cure appartenaient à l’abbé et au couvent de Savigny, dans le diocèse d’Avranches. C’était Philippe, fils de Robert, qui les lui avait donnés en l’année 1186, et lui en avait offert la charte de donation le jour de la Saint-Jean-Baptiste, en la déposant sur le grand autel de l’église de l’abbaye.